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N° 65 - 4ème trimestre 2002 |
QUELQUES NOTES SUR LA REINSERTION DES TRAUMATISES CRÂNIENS
Dr Philippe SERRANO
Que peut
bien signifier le mot réinsertion pour celui qui a perdu le désir, ou celui qui ne voit
pas pourquoi il ne reprendrait pas sa place comme si de rien nétait, ou celui qui
perd son propre contrôle, ou encore celui
qui ne demande rien à personne ?
Après la
phase initiale de rééducation, période de récupération la plus
spectaculaire, linterrogation sur les séquelles, leur retentissement dans le cours
de la vie se précise (ou est parfois précisé). Dautres interrogations en
découlent, que vais-je devenir ? où vais-je vivre ?. Pour les
familles aussi les inquiétudes sur les prises en charge et accompagnements ultérieurs
émergent cruellement. Bien trop de familles se sont trouvées confrontées au votre
enfant restera comme ça
il va falloir le reprendre
sans
accompagnement ni relais.
Le
traumatisé crânien, dans la diversité de ses difficultés nous place en face de léchec
du thérapeute unique. Cette multiplicité de signes dépasse nos compétences
individuelles, mais aussi nos connaissances, et pose au plein jour les failles darticulation
entre les systèmes sanitaires et médico-sociaux. Le progrès de la médecine durgence
et de la réanimation, implique sur lautre versant, une recherche de
plus grande efficacité et dadéquation en médecine de réadaptation et de
réinsertion.
Il semble
que vouloir soccuper de réinsertion chez le traumatisé crânien, soit accepter que
notre client à la base na pas réclamé de soins quand il a été
ramassé sur le bord de la route, accepter quil va dire non souvent, et ne sera pas
le bon élève gratifiant qui franchit à tempo des paliers de progression,
accepter quil ne suivra pas obligatoirement les protocoles rééducatifs et
réadaptatifs pensés pour lui, accepter quin fine cest lui qui décide.
Le
concept de réinsertion nest pas uniforme, il existe une mosaïque de niveaux dinsertion.
Les
séquelles du traumatisme crânien posent des questionnements bien spécifiques qui
impliquent un cheminement de réinsertion adapté à ses caractéristiques.
UN
HANDICAP A PART
Rappelons-nous
quil sagit le plus souvent dun poly-handicap (1)(2),
comportant des séquelles :
cognitives :
Syndrome frontal avec ses aspects comportementaux, relationnels, stratégiques, adaptatifs.
Troubles mnésiques
Difficultés attentionnelles, fatigabilité, lenteur.
Troubles du langage
psychologiques et comportementales :
Atteinte identitaire (9)
Labilité émotionnelle
Anxiété (notamment aux milieux nouveaux)
Troubles caractériels
Désordres névrotiques
neurologiques et sensorielles
En fait
ce sont les séquelles neuro-psychologiques qui sont les plus invalidantes. Les séquelles
motrices constituent rarement un handicap majeur mais, quand elles sont présentes, fréquemment reconnues en premier. Les patients se
plaignent essentiellement de lenteur, éprouvent des difficultés à se concentrer,
ressentent une perte dintérêt et dénergie, ont le sentiment dêtre
incompris (8), souffrent disolement social et affectif.
Le
retentissement dans la vie sociale et professionnelle est considérable, avec une grande
fréquence de séparation conjugale, de perte demploi, de retour au domicile des
parents, de réduction du niveau dactivité et de loisir (5).
Ce type
de handicap ne se veut pas confondu avec le handicap physique (même si la dimension
physique est présente) ni au handicap psychiatrique (même si la dimension psychologique
est présente). Lexpérience montre que les traumatisés crâniens eux-mêmes ne se
reconnaissent pas dans les autres types de handicap et peuvent souffrir de leur voisinage.
DU
SANITAIRE
Après la
phase de récupération dans les mois qui suivent laccident (éveil, rééducation),
le dévoilement progressif de séquelles définitives nexclut pas les possibilités
de progressions fonctionnelles qui peuvent sétaler sur plusieurs années (6). Lexpression
de cette progression dépend beaucoup de la prise en charge, de lenvironnement, de limplication
relationnelle.
Théoriquement
la réinsertion ne pourrait survenir quaprès une prise de conscience des séquelles
et de la notion de handicap. Il serait nécessaire de parvenir à une certaine acceptation
de soi, du nouveau soi, résultat dun bien hypothétique deuil
de vie antérieure, avant de pouvoir sengager dans un projet davenir (2).
Au
concret, il semble que la réinsertion doive être préparée dès le début de la prise
en charge, quelle doive faire lobjet dune réflexion précoce afin déviter,
à la sortie du centre de rééducation, une phase dabandon, aboutissant trop
souvent, aux mieux à une démobilisation du patient et de sa famille, au pire à une
décompensation psychologique grave du patient lui-même
ou de sa famille.
Penser la
réinsertion du TC sinscrit, aussi, dans un historique des prises en charges
rééducatives. Initialement la rééducation avait été calquée sur les modèles
pré-existants, le déroulement des apprentissages étant mis en référence à létat
pré-lésionnel. Léchec de ces prises en charge a imposé de nouvelles approches,
multidisciplinaires, voire trans-disciplinaires spécifiques : actions globales centrées
sur la personne soignée qui est considérée avec ses symptômes, certes, mais aussi avec
un trajet de vie, une identité, une famille, un contexte, des souffrances, et des rêves.
Tous ces apprentissages, ces progressions, ces mises en échec, réclament coordination et
accompagnement (1)(2).
De nos
jours les protocoles rééducatifs bénéficient des progrès des neurosciences, de la
neuropsychologie, donc dun affinement plus scientifique ; en même temps la
littérature sest montrée incertaine sur la corrélation des tests cognitifs et le
retour ultérieur réel en activité (10), doù
une tendance nouvelle vers des évaluations et des prises en charges plus
écologiques, en quête de validité et de possibilités dapplications
concrètes. Ces préoccupations pragmatiques sont aussi une des bases de la réinsertion
future (11).
Au fil du
temps, la réadaptation va sémailler de prises
de conscience des séquelles, de leurs implications sociales et profession-nelles : ce
cheminement est parfois rendu difficile par lanosognosie ou le déni (qui semblent
de grands péchés en réadaptation). Pourtant bien souvent les prises de conscience
coûtent psychologiquement cher au blessé, et nécessitent accompagnement et
soutien. On pourra peut-être penser à Montaigne
et La Roche Foucauld ; ils rapportent tous les deux la mésaventure de lAthénien
Thrasyllos que lon rendit bien
malheureux en brisant lillusion quil
avait de posséder tous les vaisseaux qui accostaient au port
La
réadaptation a pour but daccompagner
un désir dévolution vers lautonomisation des actes de la vie quotidienne, de
la vie domestique, des loisirs, de la vie de groupe
.
Certains
centres de rééducation se sont équipés, ces dernières années, de lieux de
réadaptation de plus en plus complexes, ont fait évoluer leurs pratiques et savoir-faire
vers de véritables mises en situations réelles des apprentissages. Ces mises en
situation obéissent à une progression qui va de lintra-muros vers lextra-muros.
Elles présentent un intérêt de validité des évaluations neurologiques,
neuropsycho-logiques (notamment sous langle comportemental et des fonctions
exécutives), situationnelles, des potentiels de la personne. Elles permettent aussi une
meilleure prise de conscience des conséquences du handicap dans la vie concrète, en la
balançant dun enrichissement du champ dexpérience et dune émergence
de nouvelles stratégies dadaptation (7). Par la flexibilité, la contractualisation
des objectifs avec le patient, on essaie de dynamiser les composantes motivationnelles et
de favoriser une clarification de perspectives réalisables.
Les
centres de rééducation qui soccupent de réadaptation des traumatisés crâniens
sont au cur de réflexions et de programmes visant à concrétiser dès la période
de rééducation un projet de réinsertion sociale ou professionnelle. Ces actions ont un
financement diversifié (AGEFIPH FSE
)
et sintéressent à tout type de handicap. Elles partent du postulat que labord
précoce de lidée de réinsertion pendant la phase dhospitalisation est un
facteur de réussite de la réinsertion ultérieure, mais aussi un facteur defficience
des soins (10). En clair le travail dun projet de réinsertion réaliste aurait une
vertu thérapeutique en soi, alors quà linverse, soigner sans sintéresser
au devenir social ou professionnel conduirait le patient à une impasse. Il sagit
donc dorganiser les soins vers une écologie de la réadaptation favorisant larticulation
de la rééducation, de la réadaptation vers la réinsertion autour de lélaboration
dun projet concret.
Les
acteurs sont, en premier lieu, le patient qui
sapproprie les outils et la conduite de la démarche, léquipe de
réadaptation classique étoffée de prestations de chargés de relation en
entreprise, chargés dinsertion, enseignants
et de contacts extérieurs
(médecins du travail, assistantes sociales, formateurs, personnels dentreprise,
animateurs, artistes
). Ladéquation de laction dépend de la faculté de
léquipe à repérer les besoins de la personne en matière de réinsertion le plus
en amont possible, à étudier très précisément lopportunité dune telle
démarche, à organiser les relais pour « laprès sortie » du centre de
rééducation tout en proposant un suivi.
La
démarche précoce dinsertion chez le traumatisé crânien se propose danticiper,
en temps opportun, la préparation du retour à la vie sociale ou professionnelle. Ladaptation
précoce dun poste de travail et dun collectif de travail est un facteur
important de stabilité en emploi. Elle doit tenir compte des réelles motivations du
patient.
Pourtant,
il faut bien avouer que nous disposons de statistiques de retour en emploi dune
très grande variabilité selon les auteurs : populations hétérogènes, distinguos flous
entre les résultats considérant laptitude à lemploi, laccès à lemploi,
le maintien en emploi (3). On retrouve grossièrement une fourchette de 25 à 60% !
Quelles que soient les séries, 30% des patients ayant retrouvé un emploi sont en secteur
protégé ou non compétitif. Tous les auteurs notent une grande difficulté
à garder lemploi, 3,5 ans en moyenne dans létude Hoofien (3) et à fortiori
à obtenir de lavancement
La plupart des emplois concernent des tâches
routinières de faible créativité. Les traumatisés crâniens sont obligés de réduire
leur temps de travail et leur statut professionnel (déclassement fréquent surtout pour
les métiers à haute qualification). Mais malgré ces chiffres peu rassurants, le retour
en emploi est possible avec parfois des situations paradoxales de personnes présentant un
haut niveau de revalidation cognitive qui échouent dans leur réinsertion (démasquage
secondaire des vraies difficultés), alors que certains mauvais cas avec
atteinte cognitive sévère réussissent une réinsertion sans déclassement ! (10).
AU
SOCIAL
Après la
sortie du centre de rééducation, si les relais nont pas été préparés, le
traumatisé crânien et sa famille risquent, bien souvent
de se retrouver en état dabandon ou dengloutissement dans un
handicap dévorant, perdus dans une
broussaille de difficultés administratives, daiguillages incertains, de structures
médico-sociales méconnues, de sigles indéchiffrables
Cest
donc avant la sortie que nous devons répondre aux besoins les plus évidents de nos
patients,
en
matière dinformation
Information
sur le handicap, son retentissement. (7)
Informations
sur les droits de la personne handicapée : allocations, réparation, contingences
financières juridiques, accompagnement des démarches.
Présentation
des filières daval et des différents relais médicaux et médico-sociaux.
Informations
sur la réalisation dun projet social ou professionnel.
de
personnalisation dun projet
On parle
beaucoup, de nos jours, du patient acteur de son projet de réinsertion (7);
cela présuppose des explications, des planifi-cations dobjectifs concertés, une
maïeutique des prises de décision, mais aussi la possibilité dajustements, voire
dinterruption de toute action inadéquate. Ce projet doit répondre aux motivations
réelles du blessé et non aux fantasmes, aux interférences de léquipe ou de lentourage,
tout en sauvegardant un temps intérieur, le temps de se restructurer, de
chercher, de se tromper, de recommencer, de se poser ou au contraire davancer, sans
le stress dune date butoir.
daccompagnement et de suivi
Laccompagnement
dun projet requiert un important épaulement individuel, qui doit être dosé, puis
se faire plus discret quand lautonomisation se concrétise : ce tutorat
trouve des justifications lors de lhospitalisation, mais aussi en médico-social,
jusque dans lentreprise (12), ou plus généralement, le lieu dactivité. Il
permet une réflexion sur le choix des
structures dorientation, pilotage au sein des dispositifs régionaux de réinsertion
:
Organiser
du liant dans le réseau des structures daval afin déviter
soubresaut et perte dinformation.
En un
mot, essayer de favoriser la reconstruction dune continuité sur une trajectoire
rompue. Cela présuppose de multiples contacts avec les organismes sociaux dorientation
et dinsertion, les entreprises, afin de dépasser la simple phase de sensibilisation
et réaliser un véritable échange.
Un suivi
réel est absolument indispensable : offrir la possibilité à la personne de garder
contact avec léquipe de réinsertion : contacts téléphoniques, gestion des
moments de difficulté ou de crise, médiation avec le milieu daccueil,
consultations ou visites de soutien.
Plusieurs
types de réponses sont apparus, ces dernières années.
1)
les UEROS (unités dévaluation, réentraînement et orientation sociale et
professionnelle)
Mises en
place après la publication des circulaires Bauduret du 04 07 96 et 12 01 98,
dans le champ médico-social (après bien des discussions), adossées à une structure de
pré orientation. Ladmission des stagiaires est soumise à Orientation COTOREP,
financement CNASEA, décision daccueil par lUEROS (commissions dadmission,
journées dinformation, phases de pré admission
.). La circulaire, dans son
objectif, vise à préciser et améliorer les modalités daccueil de ces
populations dans le domaine médico-social afin de favoriser une réelle réinsertion
professionnelle et sociale.
Elle sadresse,
principalement, aux patients cérébro-lésés correspondant dans une des échelles de
suivi de Glasgow, au niveau 2 (handicap dimportance moyenne. Handicapés
relativement autonomes dans les actes essentiels de la vie mais dont les déficiences sur
le plan intellectuel, de la mémoire et du comportement, nécessitent une aide et un
accompagnement adapté) et au niveau 3 (handicapés dépendants, nécessitant lassistance
permanente dune tierce personne pour les actes de la vie quotidienne en raison dincapacités
mentales ou physiques graves).
Il semble
que les unités installées sur lhexagone naient pas de fonctionnement
unitaire, cependant des dénominateurs communs existent en matière déquipe
(collège pluridisciplinaire de thérapeutes complété de chargés dinsertion, lensemble
devant pouvoir assurer les contacts en entreprise et avec les organismes daval), et
en matière de mission :
réaliser une évaluation complète du handicap et de son retentissement familial, social, professionnel.
favoriser lémergence dun projet social ou professionnel, préparer un parcours sur mesure correspondant aux désirs véritables du stagiaire qui soit réalisable.
développer les capacités du stagiaire par des entraînements adéquats
concrétiser en situation réelle le projet.
assurer un accompagnement et un suivi
Le projet
peut être orienté :
vers un thème social : étude du type dhébergement le plus adéquat, enrichis-sement des possibilités dautonomisation pour la vie domestique, et du tissu dactivités de groupe, associatives, culturelles, artistiques, loisirs.
Vers un thème professionnel : en milieu protégé (centres daide par le travail, ateliers protégés) ou en milieu ordinaire (orientation précise du projet, immersion en entreprise et entraînements)
Lensemble
de ces unités réalise un important travail expérimental et pratique qui gagnera à
être publié.
2) les structures de réadaptation sociale
Il nest
pas un service de réadaptation qui ninsistera avec chaleur sur la nécessité déquipes
de suivi devant leffet boule de neige des projets à consolider et
accompagner. Les avis divergent en ce qui concerne le caractère spécifiquement dédié
aux traumatisés crânien de telles entités, par contre tout le monde saccorderait
sur la nécessaire mobilité et ductilité de laccompagnement.
De telles
structures sont importantes non seulement
pour la qualité du retour à domicile, la prévention et la gestion de décompensations,
le pilotage et la continuité de projets avant ou après stage UEROS, mais aussi pour la
pérennisation dexpériences originales et innovantes dappartements collectifs
et individuels en milieu urbain (Château Rauzé à Cénac).
Des
innovations, aussi, du côté des Centres dAccueil de Jour spécialisés, permettant
la poursuite dune dynamique de projets et daccomplissement individuel jusquau
niveau artistique le plus convaincant
3)
les structures de réadaptation professionnelle
Les
années 80 ont vu la création de Centres dAide par le Travail, additionnés de
multiples autres prestations (logement, activités occupationnelles, soutien en milieu
profes-sionnel), comme dans lexpérience ARCEAU à Angers (4). La prise en charge
comporte un temps dorientation, délaboration dun projet réaliste et la
proposition dun milieu professionnel spécifique au traumatisé crânien et
structurant. Les auteurs saccordent sur la nécessité dune poursuite dapproche
multidisciplinaire dans un lieu spécifiquement dédié aux traumatisés crâniens
(fréquence des échecs et rejets de réinsertion en CAT standard)
En ce qui
concerne la rééducation professionnelle, limpression est quil y aurait
beaucoup de choses à inventer
guidage des apprentissages, nouvelles pédagogies,
gestion des rythmes et des motivations, étalement dans la durée. Dans mon expérience
personnelle au centre LADAPT de Virazeil (centre
comprenant un pôle de médecine physique et un pôle de rééducation professionnelle
avec formations qualifiantes), jai pu voir que le parcours de traumatisés crâniens
(GOS 2 et 3) était possible jusquà obtention de lexamen, moyennant échanges
fréquents avec les formateurs, adaptation des contenus, soutien individualisé fort,
allongement de la période de formation, tiers-temps supplémentaire lors de lexamen.
Le principe de lautoformation paraît particulièrement adapté aux traumatisés
crâniens.
4)
Associations
Le rôle
des associations est primordial, au niveau du processus de reconnaissance des blessés
entre eux, des familles entre elles, mais aussi au sein de la société : rendre lisible
un handicap parfois invisible, souvent incompris ou carrément nié !
Les expériences qui se construisent avec les
difficultés de terrain que lon sait, prouvent chaque jour, que la réinsertion des
traumatisés crâniens nest pas quune affaire de spécialistes, mais quil
doit y avoir diversité des approches avec les familles, et les personnes du monde
extérieur qui nont pas peur des relations humaines à vif.
NON
CONCLUSION
La
réinsertion des traumatisés crâniens reste un problème encore largement en friche. Les
prises en charges sont en questionnement permanent et les dispositifs de réinsertion,
apparus ces dernières années, encore expérimentaux : lensemble offrant des
réponses bien partielles aux inquiétudes et attentes des patients et de leur familles.
Pourtant une réelle prise de conscience des
nécessités dun accompagnement adapté a eu lieu, et de multiples projets de
structure voient le jour. Il reste à souhaiter que ces différentes propositions
réalisent un maillage cohérent, permettant de délivrer une continuité là
où il y a eu rupture, une adaptabilité là où il y a perte de flexibilité, une écoute
face aux questions sans réponse.
Centre LADAPT
ST ANDRE DE LEURE
UEROS de
Normandie
Centre LADAPT
ST CLOUD (92)
BIBLIOGRAPHIE
1
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Masson 1986.
2
Cohadon JF, Castel JP, Richer E, Mazaux JM, Loiseau H, Les traumatisés crâniens,
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Et aussi
létude LADAPT
Quel
avenir pour les UEROS ? par Jean Kuperholc.