RACHIS CERVICAL ET SPORT

 

 

Le sport est souvent considéré comme une activité globalement bénéfique pour la santé. Il peut cependant être à l’origine de lésions de l’appareil locomoteur par le biais de macro- ou de micro-traumatismes.

Dans ce texte nous évoquerons les atteintes du rachis cervical secondaires à des traumatismes, potentiellement gravissimes en cas d’atteinte neurologique concomitante, ainsi que celles faisant suite aux micro-traumatismes qui sont courantes et le plus souvent bénignes. Suit ensuite un chapitre concernant les différents types de lésions rencontrées selon le sport pratiqué.

 

A • Les atteintes cervicales macro-traumatiques

On distingue dans les atteintes macro-traumatiques celles du rachis cervical supérieur (atlas-axis) et celles du rachis cervical inférieur.

I - Les atteintes du rachis cervical supérieur (1,3)

Ces lésions se rencontrent avec prédilection dans certaines disciplines telles que le rugby, le football américain et le plongeon de haut vol.

On peut les constater, mais avec une moindre fréquence, dans d’autres sports comme le cyclisme, le motocyclisme et l’équitation.

1 - PHYSIOPATHOLOGIE

Deux types de mécanisme sont responsables des lésions traumatiques du rachis cervical supérieur. Le cas le plus fréquent est représenté par un mouvement d’hyperflexion et/ou d’hyperextension. Plus rarement, il peut s’agir d’un choc vertical sur le crâne avec transmission de l’impact aux condyles occipitaux répartis sur les éléments sous-jacents. Ces 2 mécanismes peuvent être isolés ou associés en coup de fouet ("coup de fléau" ou "whiplash" des anglo-saxons).

2 - ANATOMOPATHOLOGIE

Il existe différents types de lésions : les fractures de l’atlas, de l’axis, celles de l’odontoïde, les entorses atloïdo-axoïdiennes et plus rarement les luxations ou subluxations C1-C2 et occipito-atloïdiennes.

3 - BILAN RADIOLOGIQUE

Le bilan comprend obligatoirement un cliché de face bouche ouverte, un profil en rectitude. Selon l’orientation clinique, des épreuves dynamiques en hyperextension et hyperflexion seront réalisées après la phase de contracture réflexe. Un scanner du rachis cervical ainsi qu’une imagerie par résonnance magnétique, peuvent être demandés, notamment pour les lésions de l’atlas et en cas de troubles neurologiques associés.

Seul un bilan radiologique complet permet de préciser le diagnostic lésionnel ou de gravité et de supprimer sans risque une immobilisation.

4 - TRAITEMENT

Les possibilités thérapeutiques sont nombreuses mais il faut retenir que tous les actes de chirurgie sont réalisés avec des contrôles radiologiques per-opératoires stricts.

a - Les fractures de l’atlas

Les fractures de l’atlas, isolées et sans déplacement, ainsi que les fractures isolées des arcs nécessitent le port d’un collier simple durant 40 à 45 jours.

Les fractures de l’arc postérieur associées à une fracture de l’odontoïde en hyperextension sont traitées par ostéosynthèse de l’arc postérieur et cerclage-greffe C1-C2 ou par traitement orthopédique par minerve ou halo-cast en sachant qu’il y a un risque de déplacement et de pseudarthrose de l’odontoïde à traiter secondairement.

b - Les fractures de l’axis

Les fractures de l’odontoïde sont traitées orthopédiquement par mise en place d’un halo-cast pendant 3 mois en moyenne puis remplacé par un collier mou 3 à 4 semaines.

Les fractures des pédicules et isthmes de l’axis :

• les fractures non déplacées et stables sont traitées par minerve.

• les fractures déplacées sont réduites par extension continue sur halo 3 à 4 semaines puis maintenues en halo-cast 2 à 3 mois.

• l’atteinte du disque C2-C3 nécessite une ostéosynthèse.

c - Les entorses atloïdo-axoïdiennes

Les lésions avec signes neurologiques et où l’écart atlo-odontoïdien dépasse 4 à 5 mm relèvent d’un traitement chirurgical (laçage + greffe C1-C2).

Les formes mineures sont traitées par minerve 4 à 6 semaines.

2 - Atteinte du rachis cervical inférieur

Ces traumatismes sont essentiellement dus aux accidents de la voie publique, mais aussi aux accidents de sport parmi lesquels les accidents de plongeon sont les plus importants.

Ces traumatismes atteignent plus souvent le segment vertébral mobile disco-ligamentaire (entorses-luxations) que les vertèbres elles-mêmes (fractures). Contrairement aux traumatismes du rachis cervical supérieur, les troubles neurologiques médullaires ou radiculaires sont plus fréquents du fait de l’instabilité et de l’amplitude possible des déplacements.

Jusqu’à preuve du contraire, le rachis cervical traumatisé doit être considéré comme ayant une lésion à potentiel instable. Un examen neurologique systématique des membres supérieurs et des membres inférieurs est à réaliser et, après avoir immobilisé le rachis dans un collier cervical, un bilan radiologique doit être effectué en urgence.

1 - PHYSIOPATHOLOGIE

Le mécanisme responsable de ces atteintes peut être un traumatisme en extension (effondrement de mêlée au rugby, choc frontal au football américain), en compression (choc apical) ou en flexion (décélération brutale).

2 - ANATOMOPATHOLOGIE

a - Entorses, luxations

L’entorse est bénigne quand le grand ligament vertébral commun postérieur est intact. Elle est grave quand le ligament vertébral commun postérieur et la partie postérieure du disque sont atteints. Il y a luxation dans les mêmes conditions lorsque les surfaces articulaires ont perdu totalement ou partiellement tout contact.

b - Fractures

Tous les éléments du segment vertébral peuvent être lésés.

Les lésions mixtes sont en fait les plus fréquentes. Ainsi, le tassement corporéal s’associe souvent à une lésion disco-ligamentaire sus-jacente, l’entorse grave et la luxation s’accompagnent soit d’une fracture articulaire supérieure ou inférieure, soit de fractures parcellaires corporéales antérieures (tear drop), plus rarement d’une lésion de l’arc postérieur.

3 - BILAN RADIOCLINIQUE

Il comporte des clichés standard de face, profil, et bouche ouverte. Les sept vertèbres cervicales et le segment de mobilité C7-T1 doivent être visualisés.

Selon le rapport quebéquois (20), les clichés dynamiques en flexion et en extension ainsi que les autres techniques d’imagerie (scanner, imagerie par résonnance magnétique) sont indiqués quand les trois vues des clichés simples sont équivoques.

Les signes radiologiques typiques de l’entorse grave sont : écart inter-épineux, baillement des articulaires postérieures, marche d’escalier du mur postérieur et cyphose discale. Ces signes spécifiques, au niveau de l’espace inter-vertébral, se majorent en flexion et ne se réduisent généralement que très partiellement en extension.

4 - TRAITEMENT

En cas d’entorse bénigne, aucune étude n’a permis d’affirmer l’efficacité potentielle ou réelle d’une contention par collier cervical souple (rapport du groupe de travail québecquois). Les colliers cervicaux ne réduisent en rien l’amplitude du mouvement et peuvent, tout comme le repos et l’inactivité, causer une certaine immobilité qui peut allonger le temps de récupération. Au delà des premières 72 heures, l’utilisation de colliers cervicaux souples prolonge l’incapacité. Les actions thérapeutiques qui favorisent l’activité, telles que la mobilité et les exercices, la combinaison avec les analgésiques ou les anti-inflammatoires non stéroïdiens sont efficaces pendant une période limitée. Les thérapeutiques n’ayant pas fait leurs preuves incluent l’oreiller cervical, l’alignement postural du rachis cervical (conseils de posture), l’acupuncture, les étirements musculo-aponévrotiques du rachis cervical, la stimulation électrique transcutanée, les ultra-sons, le laser, les ondes-courtes, la chaleur, la glace, le massage, les injections épidurales ou intrathécales, les myorelaxants, le traitement psychosocial... (20).

En cas d’instabilité vertébrale et/ou de signes neurologiques (entorse grave, luxation), le traitement sera chirurgical avec fixation par ostéosynthèse à laquelle succédera une immobilisation par minerve pour 2 à 3 mois.

 

B • Les atteintes cervicales micro-traumatiques

Ces atteintes, survenant par le biais de micro-traumatismes ou par des mouvements répétitifs de la région cervico-scapulaire, sont courantes en pathologie sportive. Contrairement aux atteintes macro-traumatiques, on ne constate pas de lésions ostéo-articulaires graves. Il n’y a pas non plus de parallélisme anatomo-clinique.

Différents tableaux cliniques peuvent être rencontrés : il peut s’agir d’une simple cervicalgie, d’un syndrome douloureux des membres supérieurs ou d’une tétraparésie transitoire.

I - La cervicalgie commune du sportif

Les consultations pour cervicalgies ne sont pas fréquentes (5) en dehors de certains sports qui sollicitent plus particulièrement la tête et le cou.

En dehors de sports susceptibles d’engendrer des traumatismes cervicaux violents comme ceux décrits précédemment, les activités responsables de micro-traumatismes cervi-caux sont essentiellement représentées par le volley-ball, le basket-ball, le handball où le rachis en mauvaise position est très sollicité par des mouvements brusques des membres supérieurs en extension. De même, les sports comme le ski ou le cyclisme, sont à l’origine du maintien d’une position forcée pouvant être mal tolérée.

Certaines circonstances sont reconnues comme facteurs favorisant telles les erreurs techniques, différentes selon les sports en cause. On rencontre également des facteurs propres au sujet comme l’arthrose cervicale, elle-même favorisée par l’âge (supérieur à 40 ans), les antécédents de traumatismes cervicaux, le nombre d’années de pratique sportive et le nombre d’heures d’entraînement (19). Cependant, l’arthrose, même fréquemment rencontrée sur ce terrain (2), n’est pas forcément symptomatique.

1 - CLINIQUE

Il s’agit d’algies de la région cervicale pouvant irradier vers l’épaule avec contracture possible du trapèze, du grand dorsal, des muscles du cou, à l’origine de douleurs occipitales, des régions mastoïdiennes, sus-orbitaires. La symptomatologie est d’horaire mécanique et le plus souvent unilatérale. Elle peut prendre le masque d’un torticolis aigu. On peut constater une limitation de l’amplitude articulaire (19).

L’examen, outre l’étude des amplitudes articulaires, des points douloureux, des cellulalgies et des myalgies entrant dans un cadre de dérangement inter vertébral mineur décrit par Maigne (12) doit être complété par un examen neurologique complet.

2 - EXAMENS COMPLEMENTAIRES

Le problème devant une cervicalgie du sportif est de ne pas méconnaître une lésion traumatique instable.

La symptomatologie prend des aspects cliniques variés totalement aspécifiques. Aussi, les examens complémentaires sont-ils nécessaires, tout au moins en cas d’antécédents de traumatisme cervical avec en particulier des clichés dynamiques à la recherche de lésions uniquement visibles lors de mouvements extrêmes.

Les clichés standard du rachis cervical peuvent mettre en évidence des lésions dégénératives : pincements discaux, ostéophytose liée aux tractions et aux frottements, témoignant d’une hyperostose d’adaptation. L’arthrose peut être à l’origine d’un rétrécissement canalaire ou d’une compression radiculaire surtout C5-C6 et/ou C6-C7 bien visible au scanner cervical.

L’IRM peut être intéressante en particulier chez certains sportifs à haut risque comme les rugbymen de première ligne (13) ou les taklers de football américain (10), exposés à des micro-traumatismes répétés entraînant des lésions chroniques et pouvant aboutir à un canal cervical rétréci.

3 - TRAITEMENT

Le traitement curatif ne présente aucune particularité chez le sportif. Il fait appel au traitement médicamenteux comprenant les antalgiques, les anti-inflammatoires non stéroïdiens et les décontracturants mus-culaires, l’immobilisation éventuelle par orthèse cervicale en période aiguë et, en cas de traumatisme, tant que l’entorse n’a pas fait la preuve de sa bénignité. Les manipulations cervicales constituent un traitement de choix chez le sportif, car leur efficacité immédiate lui permet de diminuer rapidement la prise de médicaments et de reprendre précocement le sport (5). Elles ne devront cependant pas être réalisées moins de 6 semaines après une entorse cervicale, sont strictement médicales et non dénuées de risque.

La rééducation peut avoir une place en phase aiguë : physiothérapie, massages et techniques myotensives décontracturantes.

Le traitement préventif est primordial. Il comprend un travail d’étirement et de renforcement des muscles du cou préalable à tout sport sollicitant le rachis cervical. En phase subaiguë et chronique, ce travail doit être poursuivi associé à des techniques spécifiques (proprioception, reprogrammation oculo-céphalique). Le perfectionnement du geste sportif visant à protéger le rachis cervical d’éventuelles contraintes et si nécessaire, une adaptation des règles du jeu sont également indiqués.

2 - Les syndromes douloureux des membres supérieurs

Ces manifestations cliniques sont loin d’être exceptionnelles (15). Elles concernent les joueurs de rugby, les footballeurs, les hockeyeurs, les lanceurs, les basketteurs et les lutteurs. Elles amènent rarement à consulter dans la mesure où les patients comme les entraîneurs ont l’habitude de cette symptomatologie et ont tendance à la négliger et en raison de sa courte durée.

La physiopathologie correspond à une lésion de type neurapraxie, suite à un phénomène de traction sur la racine du nerf rachidien ou sur le plexus brachial ainsi qu’une compression des racines controlatérales à l’occasion de certains mouvements de la tête et du cou : inclinaison brutale du rachis cervical et abaissement de l’épaule controlatérale.

La symptomatologie clinique se manifeste par une sensation de brûlure par atteinte radiculaire souvent C5-C6 pouvant irradier jusqu’au pouce et à l’index. Une sensation de faiblesse musculaire touchant le deltoïde ou le sous-épineux avec ou sans troubles sensitifs peut y être associée. La symptomatologie est brève, durant généralement une à deux minutes mais peut se prolonger en cas d’atteinte plus sévère.

Des examens complémentaires sont indiqués si la symptomatologie se prolonge. Il faut alors rechercher une entorse, une subluxation du rachis cervical.

3 - Les tétraparésies transitoires (3)

Elles sont souvent méconnues et se rencontrent lors de certains sports de contact en particulier lors des tacles ou des effondrement de mêlées (9).

Il s’agit d’une sensation de brûlures, de dysesthésies et de paresthésies et d’une sensation de faiblesse musculaire touchant les quatre membres. La durée est le plus souvent brève (dix à quinze minutes), et peut se prolonger 48 heures.

Dans ce cadre, un bilan complémentaire s’impose avec une imagerie comprenant des radiographies standard, un scanner cervical et/ou une IRM, à la recherche d’une anomalie congénitale, canal étroit ou bloc cervical, de lésions arthrosiques, de hernies discales, d’une cavité syringomyélique...

La reprise de l’activité sportive ne peut être envisagée qu’après disparition de la symptomatologie (16). En cas de hernies discales ou de lésions dégénératives, le patient doit être orienté vers la pratique d’un sport sans contact.

 

C • Le rachis cervical : sport par sport

Selon le sport pratiqué, l’atteinte cervicale peut être particulière :

I - Le rugby

Le rugby est un sport de contact pouvant être à l’origine de traumatismes cervicaux d’une extrême gravité pouvant laisser de lourdes séquelles. Ils représentent 5% de tous les accidents de rugby (8). La plupart des traumatismes cervicaux sont cependant bénins. Certaines phases de jeu sont particulièrement traumatisantes, comme la mêlée ou le placage (7) et certains postes particulièrement exposés comme talonneur ou pilier. L’atteinte siège le plus souvent en C5-C6, segment le plus mobile du rachis cervical. L’hyperflexion est le mécanisme le plus souvent en cause. Les accidents surviennent le plus souvent pendant le premier quart d’heure.

Les lésions cervicales arthrosiques sont très fréquentes et précoces, surtout chez le joueur de première ligne, de même que le canal cervical étroit, en raison de l’importance des contraintes supportées. L’IRM est dans ce cas l’examen complémentaire de choix, afin de détecter précocement les signes de dégénérescence du rachis cervical susceptible de se décompenser lors de traumatismes graves (4,13).

2 - Le judo

Les traumatismes du rachis cervical y sont particulièrement fréquents (5) mais rarement graves. Le nombre de lésions graves est plus important chez les amateurs que chez les sportifs de haut niveau ce qui peut être attribué à un meilleur entraînement dans le dernier groupe (6). L’atteinte se situe le plus souvent au rachis cervical inférieur. Le mécanisme en cause est une flexion cervicale à l’occasion d’une chute sur la nuque. La prévention se fait par un échauffement correct, des assouplissements, un renforce-ment des muscles du cou et par l’utilisation d’UKEMI (techniques d’apprentissage de la chute en judo).

Les lésions dégénératives ont une prévalence plus importante chez les judokas de haut niveau que dans la population ne pratiquant pas de sport (17).

3 - Le football

Les cervicalgies du footballeur ne semblent pas être courantes, ceci pouvant s’expliquer par un bon verrouillage actif des muscles cervicaux lors des "shoots de tête". L’atteinte rachidienne concerne plutôt le rachis lombaire.

4 - Le cyclisme

L’attitude du rachis cervical longtemps maintenue en position penchée en avant, peut entraîner des cervicalgies. La prévention consiste en une rééducation musculaire rachidienne et en certaines astuces techniques (14) :

• changement fréquent du positionnement des mains sur le guidon, de la tête,

• utilisation de gants, d’un guidon capitonné,

• utilisation de pneus larges permettant d’amortir les chocs répétés de la route.

5 - Le tennis

Le rachis cervical est surtout sollicité lors du service et du smash. Les lésions peuvent siéger au rachis cervical moyen ou à la charnière cervico-dorsale.

6 - La danse

La danse est une grande pourvoyeuse de cervicalgies chroniques par le biais de micro-traumatismes répétés (18). Chez les adolescents, on rencontre essentiellement des cervicalgies posturales. On constate des lésions cervicales dégénératives du rachis cervical vers l’âge de 28-30 ans avec des manifestations cliniques de névralgies cervico-brachiales rebelles, des syndromes de la branche postérieure de C5 et C6. Des canaux cervicaux étroits arthrosiques se rencontrent autour de 50-55 ans à l’origine de myélopathie.

7 - La course automobile

Les lésions du rachis cervical concernent essentiellement le copilote. Elles sont à l’origine de rachialgies avec céphalées par atteinte C1-C2, d’épisodes de torticolis aigu. S’y associe souvent des douleurs d’épaule.

Les sports tels que l’équitation (11), l’haltérophilie, la gymnastique, le karaté, la planche à voile, donnent rarement des cervicalgies. Ils sont plutôt pourvoyeurs de lombalgies.

De même, le parachutisme, le golf, la natation (en dehors des cas d’entraînement intensif en brasse ou en papillon et de plongeon ou de chute en eau peu profonde) entraînent peu de cervicalgies.

Le sport, nous l’avons vu, peut être à l’origine d’atteintes cervicales par le biais de macro-traumatismes ou de micro-traumatismes. Les atteintes sont plus ou moins conséquentes selon le sport pratiqué.

La prévention tient une place primordiale par l’adaptation des gestes techniques, par l’utilisation d’un appareillage adapté, par des exercices appropriés (stretching et renforcement musculaire des muscles du cou et de la ceinture scapulaire) et parfois par une adaptation des règles du jeu.

Il semble clair que le sport ne doit pas être pour autant découragé, mais plutôt modéré et adapté.

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

1 • ARGENSON C., DE PERETTI F., SCHATTERER B., HOVORKA I., EUDE P. Traumatisme du rachis cervical. Encycl. Méd. Chir., App. Locomoteur. 1998 ; 15-825-A-10.

2 • AZEMAR G. Incidences morphostatiques et fonctionnelles de la pratique précoce et intensive des sports "asymétriques". Médecine du sport, 1986.

3 • BARSOTTI J., DU JARDIN C., CANCEL J. Traumatimes du rachis cervical. In : Guide Pratique de Traumatologie, Paris, Ed. Masson 1995 : 3-15.

4 • BERGE J., MARQUE B., VITAL J.M., SENEGAS J., CAILLE J.M. Age-related changes in the cervical spines of front-line rugby players. Am. J. Sports Med.1999. 27 : 422-9.

5 • BOULLIER DE BRANCHE B., FEFDMANN J.L. Cervicalgie banale ou commune du sportif. Actualités en Médecine du Sport. Rachis et sport.1995. Masson. p. 48-53. Sous la direction de : SIMON L., RODINEAU J., SAILLANT G., BENEZIS Ch.

6 • CAUSSE C. Traumatismes cervicaux et judo de haut niveau. A propos des judokas s’entraînant à l’I.N.S.E.P. de 1978 à 1990. Thèse de Doctorat en Médecine. Paris VII 1993.

7 • CORNU P.H., DUPONT P., DORMONT D., LOT G. Hématome extradural rachidien et rugby. J. Traumatol. Sport.1998. 5 : 92-95.

8 • DU FOURNIER P. Le rugby et ses traumatismes. Etude statistique, prévention des accidents. Thèse Médecine. 1971, 27. PARIS VII.

9 • GOEFFREY E.R. Cervical myelopathy and transiend tetraplegia during free-fall parachuting: a cases report. Injury. 1984. 16 : 9-10.

10 • HERZOG R.J., WIENS J.J., DILLINGHAM M.F., SONTANG M.J. Normal cervical spine morphometry and cervical spine stenosis en asymptomatic professionnal football players. Spine.1991, 16, 178-86.

11 • LECOCQ J., DAEMGEN F., VAUTRAVERS P. Rachis cervical et dorsal du cavalier. La Revue de Médecine Orthopédique. 1998 ; 53 : 29-32.

12 • MAIGNE R. Diagnostic et traitement des douleurs communes d’origine rachidienne. Une nouvelle approche. Paris, Expansion Scientifique Française ; 1989 :1 vol. : p. 516

13 • MARQUE B. Etude par I. R. M. des lésions du rachis cervical des premières lignes du rugby de haut niveau durant leur carrière. Thèse de Médecine, Bordeaux 2, 1993.

14 • MELLION M.B. Neck and back pain in bicycling. Clin. Sports Med.1994. 13 (1). 137-64.

15 • MUNNINGS F. Should athletesreturn to play after transient quadriplegia ? Phys. Sport Med. 9 (10) : 127-34. 1991.

16 • MURRAY-LESLIE C.F. et coll. The spine in sport and veteran military parachutists. Ann. Rhum. Dis. 1977. 36 : 332-42.

17 • RUBENS-DUVAL A., DELLIN A., FICHEUX J.M., WILLIAUMEY J., SOUCHET B. Le rachis des ceintures noires. Rhumatologie. 1960. 27 (6-8), 233-41.

18 • SABOURIN F. Pathologie rachidienne microtraumatique et danse. Actualités en Médecine du Sport. Rachis et sport. 1995. Masson. p. 255-60. Sous la direction de : SIMON L., RODINEAU J., SAILLANT G., BENEZIS Ch.

19 • SABOURIN F., SAILLANT G. Les atteintes microtraumatiques du rachis cervical en pratique sportive. Actualités en Médecine du Sport. Rachis et sport. 1995. Masson. p. 38-41. Sous la direction de : SIMON L., RODINEAU J., SAILLANT G., BENEZIS Ch.

20 • SPITZER W.O., SALMI R., SKOVRON M.L., DURANCEAU J., CASSIDY J.D, SUISSA S., ZEISS E. Redéfinir le "Whiplash" et sa prise en charge. Monographie scientifique du groupe de travail québecquois sur les troubles associés à l’entorse cervicale. Supplément au numéro de mai 1995 de la revue Le Médecin du Québec.


Dr Sylvie FRIESS
F.F.P.H.

Dr Marie-Eve ISNER-HOROBETI
Chef de Clinique

Dr Jehan LECOCQ
Praticien Hospitalier

Pr Philippe VAUTRAVERS
Professeur d’Université - Service de Médecine Physique et de Réadaptation Hôpital de Hautepierre Av. Molière 67098 STRASBOURG CEDEX


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