IMAGERIE DES NÉVRALGIES CERVICO-BRACHIALES

 

 

 

Les névralgies cervico-brachiales (NCB) sont des affections d’une fréquence extrême. Plus de la moitié de la population adulte sera amenée à en souffrir à un moment ou un autre de sa vie (1). Bien qu’elles puissent être secondaires à de multiples causes, les deux étiologies de loin les plus fréquentes en sont l’arthrose cervicale et la hernie discale. La grande majorité de ces névralgies cervico-brachiales guérit médica-lement à la suite des traitements habituels, qui associent de façon variable le temps, le repos, les antalgiques, les anti-inflammatoires stéroïdiens ou non, et la physiothérapie (2). Seules les névralgies cervico-brachiales rebelles à un traitement médical convenable, effectivement suivi et suffisamment prolongé (1,5 à 2 mois minimum), pour lesquelles on va être amené à envisager un geste local, justifient une imagerie autre que les clichés simples. Le chevauchement des dermatomes et la fréquence des anastomoses nerveuses cervicales font qu’en pratique il est délicat de définir cliniquement avec certitude le niveau d’origine d’une douleur radiculaire. Une erreur d’un étage étant toujours possible, la règle est de toujours explorer en imagerie, en plus de l’étage suspect, les étages sus et sous jacents.

 

Outils d’imagerie actuels

Les clichés simples restent indispensables dans tous les cas. Ils servent à apprécier la statique du rachis, sa morphologie, la taille du canal et des foramens, à éliminer une étiologie non mécanique (tumeur, infection, malformation..) et à rechercher, sur les clichés de face et de trois-quarts, une uncodiscarthrose. Cette dernière, étant donné son extrême banalité passée la quarantaine, ne peut être retenue comme étant à l’origine d’une névralgie cervicobrachiale qu’après avoir formellement éliminé une autre étiologie (3).

Contrairement à l’étage lombaire, il manque à l’étage cervical la graisse épidurale, le contraste naturel sur lequel repose l’essentiel de l’analyse tomodensitométrique (TDM) des structures intracanalaires, notamment la sémiologie des hernies. Il est donc nécessaire, pour pouvoir différencier les unes des autres les différentes structures intracanalaires cervicales, de pallier à l’absence de ce contraste naturel par un contraste artificiel. Nous opacifions les plexus veineux qui constituent la quasi-totalité de l’espace épidural cervical par le biais d’une injection intraveineuse de produit iodé (actuellement 2 cc/kg de produit de contraste non ionique), en respectant les précautions et les contre-indications de ce type de produit. On obtient ainsi une épidurographie opaque d’excellente qualité dont les modifications constituent la base de la sémiologie TDM la plus utilisée à ce jour (4,5,6). Les coupes TDM doivent être fines, jointives, réalisées avec un filtre dur, de façon à obtenir la meilleure résolution spatiale possible et à minimiser les effets de volume partiel (7,8,9). La présence d’un cou court et d’épaules larges constitue une gêne importante pour la réalisation d’un examen TDM, dont les coupes basses sont artéfactées par la superposition des épaules. Etant donné le risque potentiel indiscutable d’une administration de produit de contraste iodé par voie intraveineuse (hypersensibilité à l’iode, risque rénal..), certains auteurs ont préconisé de réaliser les examens TDM sans injection (6,10). Ils considèrent que plus des deux tiers des hernies discales pourraient ainsi être visualisées. Dans notre expérience, ceci n’est vrai que dans des conditions anatomiques favorables : hernie de volume suffisant, patient à cou long, canal cervical large. Un petit fragment discal, notamment foraminal, n’est en général pas visible ainsi. Nous réservons cette technique sans contraste aux patients allergiques à l’iode, ou chez qui le diagnostic de compression radiculaire par une uncarthrose est hautement probable au vu des clichés simples et de la clinique. Si un doute persiste, nous complétons le scanner par une IRM.

L’IRM est l’examen de référence (11) pour l’étude de la moelle cervicale, et du contenu de l’espace sous-arachnoïdien. En ce qui concerne les racines cervicales dans leur trajet extradural et intraforaminal, cela est beaucoup moins vrai, bien que cette technique soit en évolution continue et rapide : la petite taille des foramens et des racines (qui implique l’utilisation de coupes minces), leur intime proximité avec des structures osseuses potentiellement compres-sives mais génératrices d’artefacts (12), la minceur des disques, la pulsatilité du liquide céphalo-spinal, sont autant de handicaps pour l’IRM. La possibilité actuelle d’acquisitions volumétriques en coupes minces et jointives pallie en partie à ces difficultés. L’IRM est plus sensible pour le diagnostic des hernies médianes ou para-médianes, qui se voient bien sur les coupes sagittales, que pour celui des hernies latérales ou foraminales (13) qui ne se voient que sur les coupes axiales. L’IRM est incapable de mettre en évidence les structures calciques, qui n’émettent pas de signal, et ne se voient donc, dans le meilleur des cas, que par contraste avec un environnement favorable. Des ostéophytes ou des calcifications dans une hernie discale peuvent passer inaperçus. En cas d’intervention chirurgicale, du fait du contrôle visuel du chirurgien, ce détail n’a qu’une importance relative. Il devient par contre fondamental lorsqu’on envisage une thérapeutique percutanée.

Depuis sa description par SMITH en 1957 (14), la discographie (complétée le plus souvent aujourd’hui par un scanner : disco-scanner) n’a cessé d’être discutée en tant que test diagnostique destiné à reconnaître le ou les disques responsables d’une NCB. Certains auteurs ont admis la valeur du test "de la douleur réveillée" (15,16), alors que d’autres l’ont réfutée (17,18). Le taux de complications infectieuses de la disco-graphie cervicale est de l’ordre de 0.6% (19), donc loin d’être nul. D’autres complications ont été rapportées (tétraplégie par expulsion intracanalaire d’un fragment discal, abcès épidural..) (20). En pratique nous utilisons la discographie cervicale, uniquement en préopératoire, dans les cas ou il nous est impossible de trancher entre deux, voire trois niveaux potentiellement responsables d’une NCB uncarthrosique, ou dans certains cas exceptionnels de hernies migrées (fig.1). La corrélation entre l’image IRM du disque et son aspect en discographie, ou en disco-scanner reste difficile. Il n’y avait notamment pas dans un travail de Parfenchuck(21) de corrélation significative exploitable entre l’aspect IRM et la réponse à l’injection lors de la discographie.

Les indications de la myélographie dans l’exploration d’une NCB ont, à l’heure actuelle, pratiquement disparu, à l’exception de très rares cas de contre-indications de l’IRM. Les principaux inconvénients de cette technique sont son manque de spécificité, son coût ainsi que les risques de la ponction sous-arachnoïdienne surtout à l’étage cervical. Son degré de précision dans le diagnostic des compressions radiculaire est compris entre 67% et 92% (22). De même, contrairement à ce qui se passe aux USA, nous n’utilisons pratiquement pas le myélo-scanner, qui, à nos yeux, cumule les inconvénients et le coût de la myélographie et du scanner, sans pour autant apporter des renseignements aussi précis que le scanner avec injection intraveineuse. Son degré de précision dans le diagnostic des compressions radiculaire est compris entre 72% et 91% (23).

 

NCB par hernie discale

La tendance évolutive spontanée de la plupart des hernies discales molles cervicales est la diminution de taille, voire la disparition. Ce phénomène est d’autant plus marqué que les hernies sont plus volumineuses (24). Les hernies cervicales, dont souffrent trois fois sur quatre un homme d’âge moyen (25), affectent en priorité, tout comme l’arthrose, les disques cervicaux les plus mobiles, à savoir C5/C6 et C6/C7, puis C4/C5 et C7/T1, tandis que les étages C2/C3 et C3/C4 sont excep-tionnellement en cause. Typiquement une hernie discale récente n’entraîne pas de remaniement osseux des vertèbres adjacentes. En fait, nombre de hernies surviennent souvent sur des disques antérieurement pathologiques, et il est possible de rencontrer tous les intermédiaires entre hernie molle pure et discarthrose. La connaissance précise de la nature de l’agent compressif, mou, dur, ou mixte, est cependant essentielle, en particulier dans les cas où l’on envisage une thérapeutique percutanée, dans la mesure où ce mode de traitement est contre-indiqué en cas de hernie à composante calcifiée ou ossifiée. A l’heure actuelle, la chymopapaïne n’a pas obtenu d’autorisation de mise sur le marché pour la chimionucléolyse cervicale et actuellement le laboratoire fabriquant l’enzyme ne cautionne pas son utilisation au niveau cervical. Seules certaines équipes hospitalières (Toulouse(26), Strasbourg(27), Paris Beaujon(28) (ont publié des séries de chimionucléolyses cervicales. Leurs résultats sont dans l’ensemble excellents (85 à plus de 90% de bons résultats). Ces résultats sont acquis rapidement, en 24 à 48 heures, sans rachialgies aiguës postopératoires comme pour les chimionucléolyses lombaires (29). Un seul accident, réversible, à type d’hémorragie méningée (27) et trois spondylodiscites ont été rapportés sur plus de 400 cas traités par les équipes sus-citées. La nucléorthèse à l’Hexatrione est abandonnée en raison de la fréquence des calcifications discales et épidurales qu’elle entraînait(30). La nucléotomie percutanée n’a toujours pas été correctement évaluée (31).

Il n’existe pas de signe direct certain de hernie discale sur les clichés simples. Le bâillement postérieur ou latéral d’un disque ne constitue qu’un argument de présomption. La TDM reste l’examen complémentaire de base le plus efficace. Sur un examen sans préparation, la présence d’une opacité comblant le foramen et pouvant se prolonger dans le récessus latéral, est en faveur d’une stase veineuse secondaire à un fragment discal intraforaminal (6,32,33). Ce signe, dit "de la stase veineuse", ne serait jamais vu en cas d’uncarthrose simple. Sur une TDM après injection intraveineuse de contraste, la présence de matériel discal hernié provoque une déformation focale de l’espace épidural antérieur qui, de rectiligne ou concave qu’il est normalement, devient focalement convexe en arrière, soit latéralement en cas de hernie postéro-latérale, soit de façon plus médiane en cas de hernie postéro-médiane ou médiane. Dans la quasi-totalité des cas, au sein de cette voussure focale, on peut noter la présence d’une ou de deux zones moins denses qui correspondent à la présence d’un ou de plusieurs fragments discaux (fig. 2)(33). Il est impossible, à l’heure actuelle, de définir la situation de ces fragments par rapport au ligament longitudinal postérieur(21). L’existence d’un fragment exclu, migré verticalement dans le canal ou latéralement dans le foramen, peut poser problème en cas de chirurgie par voie antérieure (34) si ce fragment n’a pas été clairement identifié en préopératoire. La TDM avec injection, voire le disco-scanner repèrent habituellement bien ces fragments. La taille de la hernie peut être très variable, allant de la minuscule hernie foraminale à l’énorme hernie occupant la quasi-totalité du canal et comprimant la moelle.

Sur les coupes IRM sagittales, une hernie discale se présente comme une masse épidurale antérieure, en général triangulaire à sommet postérieur, situé en arrière d’un disque dont les fibres annulaires postérieures sont rompues (fig. 1). Comme en TDM il n’existe pas, à notre connaissance, de signe certain de perforation du ligament longitudinal postérieur. Il est le plus souvent impossible d’affirmer le caractère exclu et/ou trans-ligamentaire d’une hernie (35), voire même son caractère intra-dural (36), éventualité exceptionnelle mais connue, qui contre-indique bien entendu toute thérapeutique percutanée. Sur les coupes IRM axiales, la hernie se présente comme une masse épidurale antérieure ou antéro-latérale, de même intensité ou plus intense que le disque, refoulant selon sa taille la racine, le sac dural, voire la moelle (fig. 1). Il est en règle impossible d’affirmer sur une IRM seule la nature parfaitement molle et le caractère non calcifié d’une hernie (13).

Dans notre expérience, la méthode d’imagerie qui nous paraît, à l’heure actuelle, et de très de loin, la plus efficace en préopératoire pour mettre en évidence une hernie discale cervicale et l’analyser correctement de façon à choisir la thérapeutique adaptée est indiscutablement la TDM en coupes fines après injection intraveineuse de produit de contraste. L’IRM est nettement moins performante pour les petites hernies latérales et doit être complétée par un scanner à la recherche d’un contingent calcique (4, 5, 3).

 

NCB cervicarthrosique

Deux types d’arthrose peuvent entraîner une compression radiculaire, toutes deux par le biais d’un rétrécissement foraminal : l’uncarthrose et l’arthrose zygapophysaire (arthrose interapophysaire postérieure). Les sténoses foraminales et les compressions radiculaires asymptomatiques sont si banales (23) qu’une corrélation précise et critique avec un examen clinique de qualité, voire un électromyogramme est indispensable. Rien ne permet de distinguer, quelque soit le type d’imagerie utilisée, une compression radiculaire symptomatique d’une autre qui ne l’est pas. La présence et l’importance d’une uncarthrose ou d’une arthrose zygapo-physaire sont visibles sur un simple cliché de face ou de trois-quarts.

En TDM, l’uncus arthrosique, épaissi et condensé, déborde en arrière et latéralement les limites du corps vertébral (9), rétrécit la taille du foramen et comprime la racine qui n’apparaît plus, comme normalement, silhouettée par le produit iodé au sein du trou de conjugaison. Le plus souvent, les deux uncus sont atteints, à des degrés divers (fig. 3). Entre les uncus la protrusion disco-ostéophytique habituellement associée se manifeste par la présence d’une saillie postérieure irrégulière des corps vertébraux et par un débord discal plus ou moins calcifié. Il peut exister un vide discal, avec parfois des bulles de gaz en dehors ou en arrière de l’uncus. L’arthrose zygapophysaire se traduit par un massif articulaire épaissi qui saille, parfois de façon très importante, en avant et en dedans dans le foramen. Les reconstructions TDM sagittales montrent particulièrement bien ce type d’arthrose. Il n’est pas rare de constater la coexistence d’une hernie discale et d’une uncarthrose. Le scanner avec injection intraveineuse permet de bien faire la part des choses entre ces deux entités mais, pas plus qu’une autre technique, n’est capable de prévoir le caractère symptomatique ou non d’une compression radiculaire.

En IRM, on observe en cas de discarthrose une diminution du signal discal (35). Les formations ostéophytiques sont mal analysées en IRM : leur signal dépend de la présence ou non d’os spongieux en leur sein. Les gros ostéophytes contenant du spongieux ont un centre qui apparaît en hypersignal en T1. Les autres, constitués d’os compact, n’émettent pas de signal. Ils peuvent passer inaperçus, noyés dans l’hyposignal global de la saillie discale (35). En T2 écho de gradient, la corticale des ostéophytes peut être à l’origine d’un artefact dit "de susceptibilité magnétique",qui conduit à surestimer la taille de l’ostéophytose et, par conséquent, le degré de sténose du foramen ou du canal (12). Le degré de précision de l’IRM pour le diagnostic de compression radiculaire a été estimé à 74% (37), soit inférieur à celui du scanner ou du myélo-scanner.

A notre sens , les deux principaux problèmes diagnostiques des NCB arthrosiques sont :

• éliminer une lésion associée (tumeur, myélopathie..), compte tenu de la banalité de l’arthrose cervicale. En ce qui concerne les lésions intracanalaires, l’IRM répond parfaitement à ce but.

• déterminer le niveau exact de la compression radiculaire en cas d’uncarthrose étagée, éventualité très fréquente. Dans les cas difficiles, en préopératoire, pour limiter l’abord chirurgical à un ou deux niveaux au maximum, on peut s’aider de la discographie.

 

NCB d’autres origines

La liste exhaustive des étiologies des NCB constitue un catalogue fastidieux, qu’il ne saurait être question d’envisager de manière exhaustive. Nous nous limiterons aux plus fréquentes, afin d’indiquer la méthode d’imagerie la plus adaptée, à notre avis, à leur mise en évidence.

a - Lésions sous-arachnoïdiennes

• Lésions tumorales, bénignes ou malignes, primitives ou secondaires. Les deux plus fréquentes sont le neurinome et le méningiome. Mais de nombreuses autres tumeurs peuvent être rencontrées : épendymomes, tumeurs gliales, hémangio-blastomes, lipomes, métastases intradurales extra ou intra-médullaires. Toutes peuvent se manifester, uniquement ou de façon prédominante, par une NCB ;

• myélopathies cervicarthrosiques, qui peuvent se traduire par une NCB dans leur forme latérale ;

• myélopathies d’autres origine, en particulier démyélinisante (fig. 4) ;

• malformations vasculaires.

Toutes ses affections ont en commun de pouvoir à l’heure actuelle être mise en évidence par l’IRM. L’IRM est certainement l’examen de première intention à demander, tout de suite après les clichés simples, quand la clinique fait suspecter une pathologie intra-thécale. A noter que l’essentiel de ces lésions passent inaperçues en TDM (sauf la myélopathie cervicarthrosique et le lipome).

b - Lésions épidurales

• Tumeurs neurogènes en sablier. Elles se manifestent habituellement par l’agrandis-sement concentrique d’un foramen, dont la conservation de la corticale témoigne de la lenteur évolutive de la tumeur ;

• épidurites tumorales, primitives ou surtout secondaires à une lésion rachidienne voisine ;

• épidurites infectieuses ;

• hématome épidural ;

• malformations vasculaires.

Bien que les neurinomes soient très bien visibles en TDM après injection de contraste, toutes ces lésions apparaissent également au mieux en IRM, selon les mêmes modalités que ci-dessus, chacune avec sa sémiologie propre.

c - Lésions du contenu rachidien

• Canal cervical latéral étroit constitutionnel, toujours décompensé par une autre affection, en général une arthrose ou une hernie. Il peut être diagnostiqué sans difficulté sur les clichés simples : il se manifeste par un aspect pincé des foramens et un empiétement anormal des massifs articulaires sur les corps vertébraux sur le cliché de profil ;

• tumeur rachidienne primitive (notamment ostéome ostéoïde et ostéochondrome), ou le plus souvent, secondaire ;

• spondylodiscite ;

• lyse isthmique cervicale ;

• dolicho-artère vertébrale, qui se manifeste par un agrandissement excentrique du foramen (agrandi par une encoche latérale, corticalisée, dans le corps vertébral), et une encoche antéro-supérieure du pédicule, parfaitement visible sur le trois-quarts controlatéral.

Ces pathologies apparaissent pour la plupart sur les clichés simples et sont ensuite précisées par un scanner et/ou une IRM. Seul l’ostéome ostéoïde peut n’être décelable que sur une TDM guidée par une scintigraphie.

Conclusion

La clinique, la biologie et les clichés simples suffisent en général à orienter vers l’étiologie d’une NCB.

Si, comme c’est le plus souvent le cas, l’hypothèse la plus vraisemblable est une NCB arthrosique ou discale, et qu’on envisage un geste local, l’examen le plus adapté est un scanner avec injection IV de contraste pour peu que le patient ne soit pas allergique à l’iode. Si c’est le cas, il faut se rabattre sur un scanner sans injection et/ou une IRM. S’il existe des signes médullaires, si le tableau est atypique, si l’on craint une pathologie intracanalaire, l’IRM s’impose d’emblée.

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Dr Gérard MORVAN, Dr Jacques BUSSON,  Dr Philippe MATHIEU,   Dr Marc WYBIER,

Cabinet d’imagerie de l’appareil moteur

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