EDITORIAL
Dr Francis JOUANNE
Nous sommes tous des êtres de communication épris de liberté. Notre créativité ainsi guidée a été à la source de toutes les grandes inventions : télévision, télécommunication, conquête spatiale
L'automobile, aussi, par son développement, a largement participé à la grande mutation de l'homme du 20è siècle. La survenue d'un accident ou d'une maladie, laissant des déficiences motrices, sensorielles et cognitives, rend difficile ou impossible voire dangereuse la conduite automobile.
La société, soucieuse de la sécurité de tous, dans le respect de la liberté de chacun, s'adapte en fonction de l'évolution de l'expertise médicale et des progrès technologiques.
Le médecin de rééducation, par son approche de la personne handicapée, est particulièrement bien armé pour mesurer les capacités d'une reprise de la conduite automobile. Dominique Boulongne fait le tour de la réglementation actuelle. L'équipe du C.R.F. de Coubert relate son expérience sur l'évaluation de l'aptitude physique et sur les possibilités actuelles d'aménagement des véhicules.
Soucieux de la qualité de vie de son patient, le médecin de Rééducation se doit de l'informer des possibilités techniques d'adaptation. L. Gania nous éclaire des réponses et des limites que l'on peut proposer aux grands handicapés que sont les tétraplégiques.
Enfin, il est un domaine, méconnu, où la responsabilité médicale est essentielle, c'est le "monde des cérébro-lésés" : au-delà des atteintes motrices, facilement appareillables, les patients présentent des déficiences cognitives et comportementales. Florence Lethiec nous présente ses réflexions sur les modalités légales de la reprise de la conduite après lésions encéphaliques. Ce domaine mérite une analyse plus rigoureuse et une démarche consensuelle de la collectivité médicale.
Hors dossier, l'équipe du Centre de l'Arche relate leur expérience du stimulateur implantable Freehand pour membre supérieur de certains tétraplégiques.
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