entendu à la 36 ème réunion de la SOO, Juin 2003
P.Ribinik
au chapitre musculaire
une analyse radiographique d'une série de 50 prothèses totales de hanche (PTH ) a été réalisée afin d'objectiver quelles étaient les conséquences cliniques sur les muscles abducteurs en fonction du site d'implantation de la PTH.
Les patients qui boitaient encore à un an post-opératoire avaient un bras de levier des abducteurs plus court que la normale.
Les taux de descellement prothétique augmentent si le bras de levier est allongé.
au chapitre infectieux
Astucieux : plutôt que de laisser en résection tête et col les patients ( série prospective 15 hanches opérées) en attente de réimplantation de PTH après l'ablation d'une PTH septique , l'auteur propose de réaliser un
spacer en ciment aux antibiotiques moulé autour d'un clou.
Il reproduit la forme d'un implant cervico-céphalique dont la tête hémispherique lisse est moulée à la demande selon le diamètre du cotyle osseux résiduel.
L' implant aux antibiotiques est maintenu trois mois au maximum , et est associé à une antibiothérapie IV 4 à 6 semaines puis per-os 3 à 6 mois.
L'appui est autorisé d'emblée avec deux cannes anglaises. Il n'y a pas de nécessité de mise en traction et il n'y a pas de risque de luxation.
au chapitre prothèses d'épaule
L'utilisation des prothèses inversées augmente.
Elles sont maintenant implantées dans les ruptures massives de la coiffe des rotateurs sans obligatoirement une omarthrose.
Elles trouvent également leur place dans le traitement des fractures complexes de l'extrémité supérieure de l'humérus.
La rééducation est débutée en post-opératoire car il n'y a plus le problème des tubérosités.
Les patients restent toutefois limités en amplitude notamment en rotation.
au chapitre prothèses totales de genou (PTG)
- La discussion reste ouverte entre conservation du LCP ou non.
- L'ostéotomie de la TTA est couramment utilisée par certaines équipes qui préfèrent la voie externe quelque soit la déformation :l'aileron externe est sectionné dans la voie d'abord ce qui permet de recentrer la rotule. Il n'est pas réinserré mais dédoublé et
suturé bout à bout.
- L'équilibrage ligamentaire reste difficile dans les grandes déviations axiales.
Au delà de 8° de déviation extra articulaire (intra-osseuse) une correction osseuse dans un temps antérieur à la pose de la PTG ou dans le même temps doit être réalisée. Il est intéressant de noter que certains patients retardent la mise en place de
l'arthroplastie car ils sont très améliorés par l'ostéotomie.
Dans les grandes déviations les chirurgiens conservent la possibilité de poser une prothèse charnière ou charnière rotatoire en raison parfois de l'impossibilité de restituer l'équilibre ligamentaire. Les prothèses charnières n'ont plus la mauvaise réputation
qu'avaient les prothèses Guepar, car elles ne nécessitent plus les cimentages massifs avec le risque inhérent au cimentage; les queues sont autobloquées dans les diaphyses, le système rotatoire améliore la cinétique rotulienne et diminue les contraintes sur
les pièces.
30% des genoux ne sont pas parfaits sur le plan ligamentaire. Cette instabilité résiduelle serait mieux tolérée dans les PTG avec conservation du LCP. Mais la conservation du LCP n'est pas facile dans les réductions des grandes déviations.
A propos de la réputation des prothèses charnières :
une durée de vie moindre
un encombrement plus important
un risque septique majoré
quid de la proprioception? (ébauche de réponse en 2004 lors de la XVIII ème journée de l'ANMSR ?)