Entendu par Brigitte Barrois à Montpellier en Mars 2004 à la session gonarthrose

 

 

Physiopathologie : L’arthrose est une maladie inflammatoire
interviennent la membrane synoviale et l’os sous-chondral et le cartilage est le siège d’une véritable maladie biochimique.

 

 

surcharge mécanique qui reste un déterminant majeur.

 

Le tout aboutit à la mort cellulaire.

arthrose *déséquilibre réparation/ destruction, dédifférenciation des chondrocytes , mort cellulaire
modification du cartilage, de l’os sous-chondral, de la synoviale

 

 

 

Aspects biomécaniques

poids, axe des membres inférieurs, largeur du bassin, longueur des membres inférieurs

 

 

Imagerie

Traitements généraux et locaux

La gonarthrose évolue souvent par poussées avec corrélation entre la fréquence des poussées congestives et le pincement de l’interligne fémoro-tibial. Pour limiter la dégradation ostéocartilagineuse il faut contrôler ces poussées congestives.

 

·        Traitements généraux
AINS : intérêt en première intention pour contrôler les poussées congestives / épanchement minime ou modéré et bien toléré.
Traitements chondro-modulateurs : les études sont en cours

 

·        Traitements locaux
Corticoïdes intra-articulaires : les meilleurs résultats sont constatés avec l’hexacétonide de triamcinolone/ épanchement important et /ou mal toléré.

Acide hyaluronique intra-articulaire : serait plus efficace en présence d’une gonarthrose débutante ou modérée avec peu ou pas d’épanchement intra-articulaire.

Mise en décharge articulaire : en cas de poussée congestive, intérêt aussi pour 24 heures après une infiltration intra-articulaire.

Lavage articulaire : en cas d’épanchement récidivant, malgré un traitement médical bien conduit ayant comporté AINS et infiltration de corticoïdes ou en cas de chondrolyse rapide.
lavage articulaire + injection de corticoïdes en fin de lavage+ mise en décharge + AINS.

 

 

Rééducation

Effet bénéfique de l’exercice physique sur la douleur et la fonction, mais le potentiel chondromodulateur est à ce jour inconnu.

 

Rééducation dans l’arthrose fémoro-patellaire

 



 

Rééducation dans l’arthrose fémoro-tibiale

 

 

Des questions restent posées : place de la mobilisation passive continue ? , action chondro-modulatrice de l’activité physique ?

 

 

Orthèses plantaires : intérêt
les orthèses plantaires à action valgisante sur l’arrière- pied, en particulier les barres pronatrices plutôt que les coins pronateurs, peuvent être proposées dans les gonarthroses fémoro-tibiales internes.

 

Les dix recommandations de l’EULAR (2003)

 

 

1)Le traitement optimal de la gonarthrose requiert l’association d’un traitement pharmacologique et non pharmacologique.

2)Ce traitement doit être individualisé en tenant compte des facteurs de risque propres au genou (obésité, contraintes mécaniques, activité physique), des facteurs de risque généraux (âge, polymédication…), de l'intensité de la douleur et du handicap qu'elle entraîne, de la présence de signes inflammatoires (particulièrement les épanchements), de la localisation et du degré de l'atteinte structurelle.

3) Le traitement non pharmacologique doit inclure une éducation régulière du patient, des exercices, l'utilisation de dispositifs d'aide (cannes, semelles, bracing) et une perte de poids.

4) Le paracétamol est l'antalgique de premier choix. En cas de succès, la prise doit être poursuivie à long terme.

5) Les applications d' AINS ou de capsaïcine sont efficaces et sans danger.

6) Les AINS devraient être utilisés chez les patients qui ne répondent pas au paracétamol. En cas de risque gastro-intestinal, il faut préférer les coxibs.

7) Les opioïdes, avec ou sans paracétamol, représentent une option en cas de contre-indication ou d'inefficacité des AINS.

8) Les SYSADOA (glucosamine, chondroïtine, diacéréine, acide hyaluronique) ont un effet symptomatique et peuvent modifier le cours de la maladie.

9) Les injections intra articulaires de corticostéroïdes à longue durée d'action sont indiquées en cas de flambée inflammatoire, surtout s'il y a épanchement concomitant.

10) Les prothèses devraient être proposées aux patients avec douleur réfractaire, handicap certain et évidence radiologique de la gonarthrose

 

 

 

 

Chirurgie

La place des techniques conservatrices et des arthroplastie a été discutée.

On souligne l’intérêt de la mobilisation passive continue sur arthromoteur au décours des lavages articulaires, des arthroscopies –lavage +/- débridement, des greffes de cartilage

(greffes autologues ostéochondrales en mosaïque, transplantation de chondrocytes autologues).

 

 

Les textes de la session sont édités chez Masson :

L’arthrose du genou -In collection de pathologie locomotrice et de médecine orthopédique, Masson, Paris, 2004.


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